Découvrez les types de schémas électriques: Tout ce que vous devez savoir!

Mettre en place ou moderniser le système électrique d’un logement nécessite de bien comprendre divers plans de câblage. De la centrale de distribution aux interrupteurs différentiels, en incluant les installations de va-et-vient, les télérupteurs, les variateurs ou les délesteurs, chaque dispositif suit une logique spécifique.

L’électricité est souvent vue comme un domaine complexe et intimidant. Derrière la complexité apparente d’un panneau électrique ou d’un câblage de va-et-vient se cache en réalité une logique méthodique. Ouvrir un tableau de distribution électrique pour la première fois peut soulever de nombreuses questions : quel disjoncteur correspond à quel circuit ? Comment raccorder une prise, un interrupteur, un chauffe-eau de manière adéquate ? Faut-il opter pour un interrupteur différentiel ou un disjoncteur différentiel ? Où installer le parafoudre ? Comment s’y prendre pour connecter un va-et-vient sans confusion ?

Pour aider à répondre à ces interrogations et guider les travaux d’installation ou de rénovation, cet article détaille les principaux plans électriques d’un domicile, du tableau de distribution aux prises RJ45, en passant par tous les dispositifs de commande, de régulation et de protection. Chaque plan est expliqué pour en comprendre les principes avant de commencer.

Notre expert de Système D conseille : « En électricité, le défi n’est pas le câblage lui-même, mais la capacité à interpréter un plan. Le plan unifilaire offre une vue d’ensemble des circuits et protections ; le plan multifilaire montre chaque fil pour le câblage effectif ; le plan d’implantation montre la position des équipements dans l’espace. Confondre les deux premiers peut mener à des erreurs de connexion que la norme NF C 15-100 ne tolère pas.« 

Le tableau de distribution, pivot central du système électrique

Installation avec alimentation monophasée de 18kVa ou plus

Il est crucial de comprendre les plans de câblage du tableau électrique de la maison, souvent fournis par des marques reconnues comme Legrand. Nous avons compilé ici les principaux plans disponibles sur notre site qui vous seront utiles pour vos travaux d’installation.

Interprétation d’un plan d’installation monophasée

Le plan d’une installation électrique résidentielle commence toujours par le tableau de distribution, point central où convergent tous les circuits du domicile. La plupart des résidences sont alimentées en monophasé, c’est-à-dire par un unique conducteur de phase, accompagné d’un neutre et d’une terre.

Ce plan électrique illustre les principes d’installation avec une alimentation monophasée de 18kVa ou plus, conformément aux exigences de la norme NF C15-100. La norme spécifie également les limites de l’intensité du disjoncteur selon l’épaisseur du câble. Par exemple, un disjoncteur de 16 A est nécessaire pour un câble de 1,5 mm², 20 A pour un 2,5 mm², et 40 A pour un 6 mm² (voir le tableau de correspondance ampérage-épaisseur sur le site Kelwatt).

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Tableau électrique pré-câblé

Option du tableau pré-câblé pour les amateurs

Pour un amateur, choisir un tableau électrique pré-câblé en début d’installation simplifie énormément la tâche. Les disjoncteurs, interrupteurs différentiels et bornes de connexion sont déjà montés selon un plan validé. Il suffit simplement de connecter les départs de circuits sans crainte d’erreur de câblage interne. Bien que cette option soit légèrement plus coûteuse que l’achat des composants séparés, le temps gagné est considérable. Cela garantit également le respect des normes dès la première mise en service. Cette méthode est identique que ce soit pour un tableau principal ou pour un tableau secondaire (garage, véranda, extension…).

Plans d’éclairage : interrupteur simple, va-et-vient et télérupteur

Interrupteur simple

Interrupteur simple et interrupteur avec indicateur lumineux

L’installation d’un point lumineux contrôlé par un interrupteur simple repose sur un principe fondamental : la coupure doit toujours être réalisée sur le conducteur de phase. Depuis la boîte de dérivation, deux fils sont dirigés vers la douille :

  • le fil de phase (rouge, brun, noir ou gris — toute couleur sauf le bleu réservé au neutre et le vert-jaune réservé à la terre) passe par l’interrupteur où il est coupé ;
  • le fil de neutre (bleu) va directement à la douille.

Après avoir traversé l’interrupteur, le fil de phase change conventionnellement de couleur (brun, noir ou gris). Un fil de terre doit impérativement être présent au niveau de la douille.

Lorsqu’un interrupteur est installé à l’extérieur de la pièce qu’il commande — comme pour un placard, un escalier de cave ou une salle de bains —, il est conseillé d’opter pour un modèle avec un voyant lumineux. Ce voyant s’illumine lorsque la lumière est allumée, ce qui évite d’oublier d’éteindre un luminaire dans une pièce inoccupée. Pour monter un interrupteur avec voyant, il est nécessaire de tirer un fil de neutre jusqu’à l’interrupteur, en plus du conducteur de phase habituel.

Interrupteur avec indicateur lumineux

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Va-et-vient simple

Le va-et-vient : contrôle de l’éclairage depuis deux emplacements

Le va-et-vient est souvent vu comme un casse-tête pour l’électricien amateur. Pourtant, il suit une logique claire : permettre l’allumage ou l’extinction d’un même point lumineux depuis deux endroits différents (les deux extrémités d’un couloir, le bas et le haut d’un escalier). La différence avec l’interrupteur simple réside dans l’utilisation de commutateurs à deux positions, reliés entre eux par deux fils appelés « navettes ». Le fil de phase entre dans le premier commutateur, les deux navettes assurent la continuité entre les deux commutateurs, et le circuit se ferme du côté de la douille.

Le va-et-vient avec indicateur lumineux utilise le même montage en ajoutant un fil de neutre vers l’un des commutateurs, dans les mêmes situations que pour l’interrupteur simple avec indicateur lumineux : escalier de cave dont l’un des points de commande est hors de la pièce éclairée, etc.

Pour en savoir plus : Plan de câblage d’un va-et-vient, installation et connexion des interrupteurs 

Va-et-vient avec indicateur lumineux

Télérupteur monté dans l’installation

Le télérupteur : contrôle de l’éclairage depuis trois points ou plus

Lorsqu’il est nécessaire de contrôler un même point lumineux depuis plus de deux emplacements, le montage en va-et-vient est insuffisant. On utilise alors un télérupteur, un relais électromagnétique activé par des boutons-poussoirs. Chaque bouton-poussoir envoie une impulsion électrique au relais, qui bascule alternativement de l’état ouvert à l’état fermé. Le nombre de points de commande est théoriquement illimité, car chaque bouton-poussoir est simplement connecté en parallèle à l’alimentation du relais.

La tendance actuelle est d’intégrer le télérupteur directement dans le tableau électrique, sous forme de module enclipsable sur rail DIN. Cela simplifie le câblage, réduit l’encombrement dans les boîtes de dérivation et élimine le bruit caractéristique de l’appareil, parfois perceptible dans les pièces à vivre lorsque le télérupteur est installé en saillie.

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Télérupteur intégré au tableau

Intégration du télérupteur au tableau électrique

La pratique courante est d’intégrer le télérupteur dans le tableau électrique, ce qui facilite l’installation et surtout évite de percevoir le claquement de fonctionnement caractéristique de l’appareil dans une pièce à vivre.

Plans des circuits d’alimentation d’une minuterie et d’une sonnerie intégrés au tableau électrique

Minuterie intégrée au tableau

Minuterie intégrée au tableau électrique, alliée des économies d’énergie

La minuterie, longtemps négligée au profit du télérupteur, connaît un regain d’intérêt dans un contexte de gestion énergétique. 

Son fonctionnement est simple : elle interrompt automatiquement l’alimentation d’un circuit d’éclairage après un délai prédéfini, sans nécessité d’intervention manuelle. Elle est particulièrement adaptée aux espaces communs, aux garages ou aux couloirs, où l’oubli d’extinction est fréquent.

Autrefois installée en applique murale, la minuterie se présente désormais sous la forme d’un module à enclipser sur rail DIN, intégré directement au tableau électrique à côté du télérupteur ou du délesteur. Le câblage est similaire à celui d’un interrupteur classique, avec en plus la gestion du temporisateur intégré.

Sonnerie intégrée au tableau

Sonnerie intégrée au tableau électrique

Plutôt que d’installer un carillon autonome près de la porte d’entrée, il est possible de positionner le module de sonnerie directement au tableau électrique, comme tout autre équipement modulaire. Le bouton de sonnerie extérieur est connecté par un câble de faible section jusqu’au module, qui contrôle le signal sonore ou visuel. Cette solution centralise le câblage et simplifie la maintenance ou le remplacement de l’équipement.

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Plans d’installation d’un variateur pour ajuster l’intensité lumineuse

Variateur simple

Installation d’un variateur simple pour ajuster l’éclairage, en remplacement d’un interrupteur

Le variateur d’intensité est devenu un dispositif essentiel dans toutes les pièces de la maison où il peut être utile d’ajuster l’éclairage. Cela est particulièrement vrai dans le salon, la salle à manger ou une chambre. Son installation ne diffère pas radicalement de celle d’un interrupteur.

Variateur en remplacement d’un va-et-vient

Plan d’installation d’un variateur en remplacement d’un va-et-vient

Il est possible de substituer les deux commutateurs d’un montage en va-et-vient par des variateurs, pour obtenir un contrôle de l’intensité lumineuse depuis deux emplacements distincts. Ce montage est plus complexe que le remplacement d’un interrupteur simple, car il requiert une attention particulière au câblage des navettes et à la compatibilité des deux variateurs entre eux. Les fabricants proposent des kits « maître-esclave » spécialement conçus pour cette configuration.

Télévariateur intégré au tableau

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